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Energie électrique dans les bâtiments, le typha pour éviter le gaspillage

Faire des constructions innovantes avec plus de confort et moins de gaspillage énergétique. Cela est possible avec la valorisation dans l’habitat du typha, une plante herbacée à racines fibreuses.

Les responsables du Programme de promotion de l’électrification rurale et de l’approvisionnement durable en combustibles domestiques qui en sont convaincus pour l’avoir expérimenté, cherchent à sensibiliser les autorités et les professionnels de la construction de cette possibilité.

L’atelier qui a été ouvert, avant-hier, par le directeur de l’Energie, Lamine Thioune, entre dans ce cadre. Il s’est agi, à travers cette rencontre, de réfléchir sur les défis de valorisation du typha. Selon le directeur de l’Energie, la climatisation des bâtiments représente aujourd’hui en moyenne 30% de la consommation nationale d’énergie électrique et des pointes de 60% pourraient être atteintes avec des tendances aggravantes par manque d’isolation des constructions. Aussi Lamine Thioune apprécie-t-il le rôle que pourrait jouer le typha dans ce domaine grâce à ses qualités physico-chimiques qui lui procurent un très grand pouvoir d’isolation thermique. En outre, ce programme prévoit un effort de substitution d’autres ressources énergétiques aux produits pétroliers, là où c’est possible.

Et il est préoccupé par une rationalisation des consommations, en vue d’aboutir à une réduction substantielle de la facture nationale qui absorbe annuellement une part importante en devis es des recettes d’exportations.

Cette initiative entre dans un contexte marqué par des difficultés de production suffisante d’énergie électrique que connaît la Société nationale d’électricité (Senelec).

Traditionnellement utilisé dans l’artisanat (natte, clôtures), le typha n’offre qu’un débouché limité sur le marché local. Perçu jusqu’alors comme une plante nuisible à tout point de vue, le typha faisait l’objet de différentes approches d’éradication sans perspective de valorisation. Ce n’est plus le cas aujourd’hui où de nouvelles ambitions se font jour. Plusieurs champs d’application s’ouvrent en effet à cette matière première renouvelable, disponible localement et en grande quantité. Le coordonnateur du Peracod, Alassane Ségou Ndiaye, parle d’une présence massive de cette plante dans le delta du fleuve avec de plus de 6500 ha avec une prolifération annuelle d’environ 10 %. M. Ndiaye considère même que c’est une menace écologique certaine avec des impacts socio-économiques considérables.

Ndakhté M. Gaye - http://resosol.org/Developpement/ac...

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